L’optimisation du site internet en lui-même, appelé « SEO Onsite » est la base du travail de référencement naturel. En effet, il faut veiller en premier lieu à proposer aux robots des moteurs de recherche un site propre et performant. Autrement dit, « SEO Friendly » ! Et cela passe par la suppression des facteurs bloquants (éviter les erreurs et bien mettre en place ses redirections), l’optimisation du balisage (des balises de titre aux balises de pagination en passant par la mise en place de données structurées), et enfin l’optimisation du temps de chargement.

Suppression des facteurs bloquants

Afin que les robots de Google et des autres moteurs de recherche arrivent à naviguer facilement sur votre site, il faut veiller à ne pas avoir de réponses en erreur. Pour cela, il convient de suivre et solutionner régulièrement ses erreurs 404 et 500.

Améliorer son référencement par la performance

Erreur 4XX et 5XX

Il existe deux types d’erreurs : celles en 4XX et celles en 5XX. Les plus répandues parmi celles-ci sont les erreurs 404 ainsi que les erreurs 500.

Une erreur 404 représente une page qui a été supprimée ou déplacée. Ainsi, l’ancienne URL qui était jusqu’alors positionnée dans les résultats de recherche répond en erreur 404. C’est problématique à la fois pour l’utilisateur qui peut être déçu et va par conséquent interrompre sa visite sur le site. Problématique également pour le référencement naturel puisque vous allez perdre les positions acquises sur cette URL. L’idéal pour le solutionner est une redirection 301, comme nous l’aborderons dans le paragraphe suivant.

Une erreur 500 représente une erreur émanant du serveur. Cela signifie qu’il y a probablement un souci du côté de votre hébergement : bande passante surchargée, serveur en difficulté, temps d’échange des données trop long… Quand vous recevez un nombre important d’erreurs 500, il faut vous tourner vers votre hébergeur pour tenter de résoudre le problème.

Redirections 3XX

Comme nous avons commencé à en parler dans le paragraphe précédent, les erreurs 404 doivent être solutionnées avec des redirections. Il en existe deux types : les redirections définitives (301) et les redirections temporaires (302 ou 307).

Les redirections les plus répandues, et souvent les plus préconisées, sont les redirections 301 qui sont définitives. Elles permettent de rediriger les internautes sur la nouvelle URL et d’informer les robots que la page a définitivement été changée de place. Ainsi, vous ne perdez pas les positions historiques de l’ancienne URL. Bien sûr, dans l’idéal, il vaut mieux ne pas modifier les URLs, mais les redirections permettent de limiter les dégâts.

Si vous avez un site WordPress, il existe notamment deux extensions qui ont fait leur preuve pour gérer facilement les redirections 301 via l’interface d’administration : « 404 to 301 » de Joel James et « Redirection » de John Godley. Si vous n’êtes pas sur WordPress ou que vous ne souhaitez pas recourir à un plugin, vous pouvez également gérer les redirections via le fichier .htaccess dans votre serveur FTP.

Enfin, il existe également des redirections temporaires, le plus souvent des redirections 302. Elles permettent de rediriger l’internaute, mais informent les robots que la redirection est temporaire. Cela signifie que la redirection n’est pas prise en compte pour le SEO, c’est l’ancienne URL qui reste indexée et positionnée. Les robots repassent régulièrement pour voir si la page est revenue ou si elle est encore en redirection 302. Ce type de redirection se justifie notamment pour les pages de soldes entre deux périodes.

De manière générale, si vous ne maitrisez pas parfaitement le sujet préférez les redirections 301 aux redirections 302 pour éviter les erreurs.

Optimisation du balisage

Après avoir solutionné les facteurs bloquants, il convient d’avoir des balisages propres et bien paramétrés. Nous allons ici parler des principaux, même s’il en existe beaucoup d’autres pour des cas particuliers. Leur bonne gestion permettra d’obtenir un site plus performant et mieux indexé par les robots des moteurs de recherche.

De manière générale, ce sont les balises qui traduisent aux robots ce que l’utilisateur perçoit avec son œil humain. En effet, les robots ne percevant que du code, cela permet de leur signifier où se situent les différents éléments de la page.

Titres : Hn

Les titres, en langage HTML, sont codés sont forme de Hn. Ainsi, un titre de premier niveau aura la balise <h1>, cela de second niveau <h2>, etc… en général on ne va pas au-delà du <h6>. Ces balises permettent de faire comprendre à Google où sont situés sur les titres. Il va de soit donc que le contenu dans les titres aura davantage de poids et d’importance, en particulier le titre H1.

Il existe néanmoins quelques règles à suivre. Avant tout, il est préférable de n’avoir qu’un seul titre H1 par page. Ensuite, il faut respecter la hiérarchie des Hn : avoir un H1, puis un H2, puis un H3, etc… Par exemple, il faudra éviter d’avoir un H5 avant le H1. Également, ne pas passer directement d’un H2 à un H4.

Taux de clic : données structurées

Les données structurées permettent d’afficher davantage de contenu dans les résultats de recherche, augmentant ainsi le taux de clic.
Les plus connues sont le fil d’Ariane et les avis. Ces Rich Snippets peuvent facilement être mises en place à l’aide d’extensions si vous avez un site WordPress.

Autres balises : pagination, canonique, traduction…

Il existe encore une multitude d’autres balises, en particulier deux pour les fonctions de pagination et de traduction.

La pagination est gérée par les balises rel prev pour la page précédente et rel next pour la page suivante. Cela permet d’indiquer aux robots les URLs des pages précédentes et suivantes dans le cadre de la pagination.

La balise canonique, ou canonical, permet d’informer les robots si des pages sont dupliquées et comportent le même contenu (exemple : des pages filtrées pour un site e-commerce). Cela permet d’éviter tout problème de duplicate content.

Enfin, la traduction peut également être gérer avec des balises, il s’agit de la balise href lang. Cette dernière permet de signifier aux crawlers qu’il existe la traduction de cette page dans une autre langue et pour un autre pays.

Optimisation du temps de chargement

Enfin, après avoir travaillé pour obtenir un site propre techniquement, il est important d’accorder du soin à ses performances. Cela va permettre de diminuer son temps de chargement, profitant ainsi à la fois à l’internaute et au robot de Google.

Optimisation des images

L’optimisation des images va permettre de diminuer le poids de la page et donc le temps de chargement. On peut ainsi compresser les images, les réduire de taille, les charger au fur et à mesure du téléchargement de la page… Nous vous proposons une catégorie d’articles sur l’optimisation des images pour le SEO.

Gestion du cache

Pour finir, un autre moyen d’améliorer le temps de chargement est de tout simplement permettre la mise en cache du site. Cela va permettre de ne pas recharger le site à chaque fois qu’il y a une nouvelle visite, permettant ainsi de très nettement améliorer le temps de chargement.

Une fois de plus, si vous êtes sur WordPress, des plugins permettent de gérer cela pour vous. WP Rocket est d’ailleurs celui qui est reconnu dans le secteur des référenceurs comme le plus simple et rapide à mettre en place.

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